Dupontel tombe le masque à l’avant-première d’Au revoir là-haut


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Le public était debout pour accueillir Albert Dupontel à l’issue de la projection en avant-première d’Au Revoir Là-Haut. Le directeur du Régency avait prévenu : « Le film a fait l’unanimité dans notre équipe, et c’est peu dire : nous avons adoré. » Laurent Coët était donc particulièrement honoré d’accueillir l’acteur-réalisateur, d’autant que cette visite était inattendue : « Nous ne l’avions pas sollicité, c’est Albert Dupontel qui a souhaité venir ici car il avait entendu parler de notre cinéma. » Certes, Albert Dupontel ne suscite pas le même engouement populaire que Dany Boon, Kev Adams et autres Guillaume Canet, mais l’équipe du Régency n’en avait pas moins déroulé le tapis rouge, consciente du privilège d’accueillir cet insaisissable trublion du cinéma français.

Absurde pour échapper à la grave réalité

Fidèle à lui-même, Albert Dupontel charrie le public, plaisante sur l’accueil des ch’tis et de la province. Derrière le masque du provocateur, c’est un professionnel érudit se prête aux questions-réponses. Loin de l’image et des paillettes des stars de cinéma, c’est hirsute, en jean, baskets et veste polaire fermée jusqu’au menton qu’Albert Dupontel se présente devant le public. Simple, presque timide, l’acteur raconte comment il a endossé le rôle d’Albert Maillard, poilu rescapé de la Grande Guerre, alors qu’il le réservait à Bouli Lanners (finalement trop épuisé par ses deux derniers films). Quant au réalisateur, il détaille son adaptation du roman de Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013, qui a adoubé le film : « Il me parle toujours ! » Albert Dupontel vante ses acteurs et encense son équipe qui a travaillé des mois sur les effets spéciaux afin de rendre l’ambiance de l’entre-deux-guerres. Le comédien est à l’image de son film et de l’époque qu’il décrit : absurde pour échapper à la grave réalité.

A la sortie, les spectateurs sont unanimes sur la réussite du film, même si l’adaptation du roman fait débat. « J’ai trouvé que le livre est très bien repris et que le rendu est excellent, je n’ai pas été déçu », s’enthousiasme Benoît, tandis que Daniel est plus mesuré : « Le livre m’a paru crédible, alors que le film est plutôt un conte, un peu loufoque. Je suis un peu dubitatif sur le côté grand spectacle, ça m’a rappelé Un long dimanche de fiançailles dans les scènes de guerre. Si je ne connaissais pas le roman, j’aurais juste trouvé ce film excellent, mais quand on lit, on se fait son propre film. »

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